Recherche
Europortunnités

Accueil / Projet / Plan scientifique

Login: Pass:

Plan scientifique du projet MYTILOS

Imprimer

Le projet MYTILOS vise à obtenir une photographie de la contamination chimique dans la mer Mediterranée Occidentale.

Pour ce faire, on utilise la moule comme biointégrateur de ladite contamination. Cette utilisation a été proposée au début des années 1970.

La bio-surveillance (biomonitoring) utilisant la moule repose sur l’hypothèse de la capacité de cet organisme à concentrer dans ses tissus (processus de bioaccumulation) les contaminants chimiques dans un facteur proportionnel à leur disponibilité dans le milieu.

La moule Mytilus galloprovincialis est principalement utilisée car elle de répond à plusieurs exigences :

  • physiologie et processus de bioaccumulation bien connus,
  • large aire de répartition en Méditerranée,
  • facilité d’approvisionnement,
  • tolérance à de larges gammes de température et de salinité,
  • résistance à la déshydratation (transport plus facile).

Pour s’affranchir de la faible disponibilité des stocks naturels des coquillages sur une grande partie du littoral de la Méditerranée Occidentale et être indépendant de la profondeur des stations d’échantillonnage, la méthode utilisée a été le « caging ». Développée par Ifremer dans le cadre du Réseau Intégrateurs Biologiques (RINBIO) en partenariat avec l’Agence de l’Eau Rhône Méditerranée Corse et l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire, elle consiste à disposer des cages contenant un lot homogène de moules dans des sites décidés par les partenaires.

La pose s’effectue pendant la période de repos sexuel des moules. La poche est fixée sur une ligne de mouillage disposée sur des fonds compris entre 15 et 60 mètres, l’échantillon étant situé à 7 mètres sur la surface. Grâce à un positionnement précis et à la détection du mouillage par l’utilisation d’un sonnar, la récuperation est réalisée en plongée.

Les échantillons récuperés sont traités et analysés par les différents partenaires pour la recherche de différents contaminants chimiques tels que :

  • les métaux lourds,
  • les pesticides organochlorés,
  • les polychlorobiphényles,
  • les hydrocarbures aromatiques polycyliques
  • les dioxines et furanes,
  • les polybromodyphéylether, octyle et nonyl phénols.

Par contre, le caging actif pose un pose un problème : le placement à des endroits différents implique des nourritures différentes donc un problème de quantité de chair. Ainsi, afin d’écarter cette différence, on ramène la concentration à poids chair/poids coquille.